[CR] Trail des Jonquilles – 32km

Ce trail des Jonquilles est ma première sortie avec dossard de l’année. Une semaine avant le Trail des Poilus, 32km, ça ressemble a la sortie de préparation parfaite.

C’est aussi la première fois que je fais un trail aussi court. Je m’attendais à être toujours à fond et j’ai été assez surpris par la distance. On court presque toujours certes mais pas le temps de batifoler et de profiter du magnifique paysage du parc naturel des Hauts-Pays.Ce petit trail est vraiment super pour le paysage et le dépaysement qu’il offre à juste une heure de Roubaix (en voiture, pas en courant) avec pleins de rivières rapides, des vallées oubliées, des villages charmants, des bois tapissés de jonquilles et de perce neiges, des éperons rocheux, des affleurements de grès rouge, et plein de petites auberges et bistrots du dimanches logés le long des rivières dans des petites vallées toutes vertes. Un parcours qui mérite d’y consacrer beaucoup plus de temps que les quelques heures du trail, pourquoi pas un trail off du genre « tournée des bistrots », ça serait vraiment bien sympa.

Bon, le truc particulier de ce trail c’est vraiment la gadoue. Il y en a du début à la fin et c’est assez pénible de courir là dedans. Sur la fin, je me suis mis à choisir les ornières inondées (parfois presque 50cm de profondeur) plutôt que la boue glissante et fuyante des bas coté. On a toujours peur de se croquer le pied, ça m’est bien sur arrivé mais sans conséquence grave. Il y a aussi une paires de rivières à traverser à gué. Tout le monde apprécie ne serait-ce que pour nettoyer un peu les pompes.

L’ambiance du trail est très sympa et très belge. Bière des jonquilles (absolument délicieuse) au ravitos et à l’arrivée. Parcours bien signalé et pleins de volontaires pour nous aider à traverser les quelques routes du parcours.

Le principal inconvénient de cette distance est que l’on ne peut matériellement pas se retrouver plusieurs heures en compagnie du même traileur. Les rencontres sont de ce fait assez limitées et le mieux c’est sans doute de partir avec un de ses potes si on veut avoir de la conversation.

A la fin j’étais tellement bien et pas du tout en mode compète que j’ai complètement oublié de cliquer sur mon Keymaze pour savoir le temps que j’avais mis.

Les évènements du moment et en particulier les bruits de bottes russes en Crimée en en Ukraine on fait aussi partie de la journée. Affligeant de vivre ses hobbies avec ce genre d’actualité dans le poste de radio avant et après la journée…

En conclusion de ce petit compte rendu, je crois que je vais essayer de retourner dans ce coin et que je m’y réinscrirai si je le peut.

Compte rendu matos.

  • Mes pompes, les Brooks Cascadia 8, ont été super au niveau confort mais pas terrible pour ce qui est de la précision sur terrain boueux et glissant. Je leur pardonne parce que je crois qu’aucune pompe n’aurait pu vraiment adhérer dans cette apocalypse podistique. J’ai mille foi failli me retrouver en pied de chaussettes comme ça m’est arrivé par surprise lors de la dernière course des terrils mais heureusement ça ne s’est pas reproduit.
  • Mon chapeau Thaïlandais m’a encombré pendant la première partie de la course et n’a pas provoqué beaucoup de commentaires sympathiques sauf de la part de la serveuse de bière à l’arrivée :  » Vous allez faire peur aux oiseaux avec votre chapeau ». Après l’apiculteur de l’ultra tour de Lièges, voici donc l’Epeutnaert.
  • Pour le cuissard, j’avais choisi de donner sa chance à mon nouveau cuissard EC3BB… à suivre…

 

 

 

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