Test Skechers GOrun

Skechers GOrun

J’ai acheté ces chaussures légères en Aôut 2012 aux USA. Je pensais déjà essayer des chaussures minimalistes et le concept de ces Skechers, avec une semelle arrondie (talon effacé et proéminence sur la moitié du pied) me semblait pas mal pour me rapprocher de la fameuse course pied nu (barefoot) ou en Five Fingers.

Après cet achat et quelques petites sorties d’essai à Hobokken, le long de l’Hudson river (paysage de skyline splendide), j’ai laissé ces chaussures tout l’hiver dans un placard et voilà que je les ressort précisément le premier jour du printemps après avoir passé l’hiver avec 3 chaussures sans trop de drop (Saucony Progrid Guide 5 – New Balance 870 – Salomon XA PRO 3D ULTRA). Ce qui a déclenché cette utilisation c’est une rencontre dimanche dernier qui a provoqué un regain d’intérêt pour le minimalisme chez moi.

première impression sur ces chaussures.

  • Ultra légère. (aux environ de 200 grammes)
  • Peu de coutures.
  • Tissus mesh sur le dessus d’apparence très fragile et légère.
  • Semelle très souple, a la fois dans le sens de la longueur et dans celui de la largeur. On a l’impression d’avoir un bout de chiffon dans les mains.
  • Tout est mou dans cette chaussure, y compris la partie qui supporte le talon.
  • Les chaussures donnent l’impression d’être beaucoup plus petites que des chaussures de course normales de la même pointure.
  • Le fabricant indique un drop (différence d’épaisseur de la semelle entre le talon et le bout du pied) de 4mm.

Test sur le terrain.

Après une belle sortie hier (13 km en 1 heure) il était question d’une sortie de récupération active idéale pour tester mes Skechers. Cette sortie de test s’est finalement déroulée bien plus vite que prévu (12km à 12,6km/h de vitesse moyenne). J’ai commencé par mettre en pratique les conseils habituels pour courir en se réceptionnant sur le milieu du pied (en particulier réduire l’amplitude des foulées et augmenter la cadence) mais sur la fin de la sortie, alors que j’essayais de tenir dans une petite compétition d’entraînement avec un collègue, je crois que j’ai oublié cette histoire de réception sur le milieu du pied et de cadence augmentée pour retrouver ma foulée habituelle.

Résultat : très très bonnes sensations avec mes Skechers GoRun lors de cette sortie. Se concentrer sur une augmentation de la fréquence des foulées fait que chaque foulée est très petite et très douce et que je me suis mis à prendre conscience du travail de mes abdominaux pendant la course et aussi de la rotation du tibia dans la hanche. Ces sensations sont très bizarres quand on n’y est pas habitué mais c’est très agréable de sentir son corps en mouvement et d’avoir l’aisance qui permet de se rendre compte de tout ça.

Comme toujours avec un changement de matériel ou de style de course, les endroits où ça tire ne sont pas les mêmes, lors de cette sortie voilà les endroit où j’ai senti que ça tirait : dessus du coup de pied, partie frontale du tibia, petits picotements dans les genoux, douleur focalisée sur le haut d’un des adducteur juste après la fin de la sortie.

On est à moins de 3 semaine de mon prochain marathon (celui de Paris) et j’ai bien envie de finir l’entraînement 100% en GoRun pour éventuellement courir le marathon avec (le test ultime). Ce n’est pas très raisonnable mais il faut bien se lancer non ?

Mon idée est de voir si les sensations un peu différentes qui se sont manifestées pendant cette sortie d’essai ne vont pas se transformer en douleur chroniques pendant les 2 semaines qui arrivent.

Inconvénient repéré lors de ce test.

Le seul défaut que j’ai remarqué avec ces Skechers GOrun c’est lors de la traversée d’un pont en bois : elles sont hyper glissantes sur ce genre de surface. pas au point de se casser la gueule mais presque.

Mon avis.

Ces chaussures vraiment minable d’aspect sont finalement très attachantes et méritent vraiment d’être essayées. Contrairement à des Five Fingers, j’ai l’impression que la foulée n’est pas vraiment bouleversée avec ces chaussures et que l’on peut les essayer sur route sans se faire de mal avec une simple foulée rasante.

Pour le trail il existe une version spéciale (Skechers GOtrail) qui a une semelle renforcée et un tissus étanche au dessus qui ne m’a pas l’air terrible pour la respiration du pied. Cette version trail des Gorun ne fait pas l’unanimité (voir en particulier ce test sans appel en anglais)

[Ajout du 03 Avril 2013]

Retour après 93km dans les Skechers GOrun – nouvelle conclusion

Donc après avoir décidé de courir le Marathon de Paris en Skechers environ 2 semaines avant la date de la course j’ai couru un peu moins de 100km avec les Skechers pour habituer mes pieds et ma foulée à ces chaussures particulières.

Mes sensation étaient bonnes même si la bosse de la semelle est sans doute trop grosse et que je n’ai pas arrêté de me demander si je ne me réceptionnait pas trop sur l’arrière du pied. Réduire l’amplitude de la foulée est plus facile à dire qu’à faire et j’ai eu à tendance à vite oublier mes bonnes résolutions après quelques kilomètres sur le bitume. Cela dit tout s’est bien passé (sorties au seuil superbe, sortie longue avec un très bon temps sur le semi marathon) jusqu’à ce que j’attrape une grosse ampoule sur le coté gauche de mon pied droit, à peu près au niveau de la bosse de la semelle. En soi rien de grave mais sur la fin d’une sortie tranquille de 15 kilomètres j’ai senti un claquage et une légère douleur sur le coté droit de mon pied droit. Cette douleur a été encore plus intense après le retour au bureau et j’ai claudiqué tout l’après midi. Je crois que ce n’est pas raisonnable de courir le marathon dans ces conditions d’autant que la douleur est encore présente 4 jours après son apparition. En tout cas j’abandonne les Skechers pour dimanche et je vais utiliser les plus classiques New Balance 870 en espérant que cela ne va pas provoquer un arrêt de 6 mois.

Moralité : il faut y aller PROGRESSIVEMENT et utiliser ces chaussures d’abord pour quelques sorties par semaine de façon à prendre le temps de muscler son pied et modifier sa foulée avant de s’engager éventuellement vers une utilisation plus intensive de ces chaussures.

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