Conversation sur l’ultra

Vous vous demandez peut-être si je suis malade. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls. En fait je ne sais absolument pas quel est mon moteur. Pourquoi me meus-je tant (du verbe se mouvoir) ?

Pour éclairer en partie nos lanternes, voici la retranscription d’une petite discussion suite à mon CR sur le Off Escale en Artois qui a eu lieu sur Facebook avec un copain de lycée que je n’ai pas revu depuis 20 ans :

Mon pote : Tu travailles chez Décathlon depuis quand ?

Moi : 1 an et demi. La crise de la quarantaine. J’arrive plus à m’arrêter.

Mon pote : Je vois ça !

Moi : Et t’as encore rien vu. Je commence déjà à récupérer d’hier et à avoir des fourmis dans les jambes.

Mon pote : C’est quand même une addiction, m’a t’on dit ! Parait-il qu’il y a des docteurs pour ça. Voire des cures.

Moi : Addiction totale. Plus on est en forme plus on peut courir longtemps. Et plus on peut courir longtemps, plus on peut souffrir longtemps. Les docteurs, on va seulement les voir quand on ne peut plus courir.

Mon pote : C’est bien c’que j’dis c’est un peu comme la coke!

Moi : J’peu pas trop en parler, j’ai jamais essayé la coke. Il y a probablement une grande différence entre ces 2 addictions. D’un coté on doit plus ou moins avoir conscience que l’on est en train de se détruire tandis que de l’autre coté il s’agit plutôt d’une construction. Le truc en commun c’est peut-être de se rapprocher de ses limites ?

Mon pote : Tu as tout à fait raison et c’est deux choses absolument pas comparables. J’ai pas mal d’humour, je ne suis pas très sportif mais je suis fasciné par les performances que tu sembles réitérer. Chapeau bas Yann.

Moi : Moi non plus je ne me considère pas comme sportif. Je n’ai jamais rien gagné et je ne gagnerais jamais rien. Je me fais plaisir, c’est tout. Ya toujours quelque chose d’intéressant au delà de l’humour.

 

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