[CR] Confrérie – Les seniors du fleuve – 144km

Lors d’un dîner avec Domi on s’est dit qu’on pourrait se faire un rattrapage de confrérie. Je lui ai dit que Ben regrettait l’époque ou les sorties ou séries de sorties étaient saluées par des grades exotiques. Le problème c’est que c’est plus souvent des séries que des sorties uniques qui confèrent des grades. Mais Domi a la solution. Proposons les Seigneurs du Fleuve, c’est à la fois une sortie et un grade. Le seul problème c’est qu’il n’y a pas plus con comme parcours. 140 kilomètres sur des chemins de halage entre Calais et Lille. Trop tard, ce qui est décidé est décidé et l’annonce publique est faite.

  • Jidé saute le premier sur l’affaire. Une confrérie ça ne se refuse pas. Quel gaillard.
  • Ben hésite longtemps, il corrige des imperfections dans la trace. Dit que le parcours est nul. Mais finalement il a craqué lui aussi.
  • Lolo ne peut pas venir, il s’entraîne pour le 80 kilomètres des monts de Flandre qui a lieu une semaine après. Le problème c’est qu’il est super entraîné et du coup ce serait dommage de rater ça. Je comprends.

Cette sortie est une sortie mythique de la confrérie. Ne ratez pas la super vidéo qui a déjà 10 ans. Une autre époque.

Bon donc, on se retrouve à 5 à la gare de Lille . On démarre vers 9h30 samedie de la plage de Calais et on arrive en fin de matinée dimanche sur la grand place de Lille. Voilà pour le compte rendu principal.

Sinon, quelques bricoles dont j’aimerais bien me souvenir.

  • Un gars qui vit au bord du canal dans un vieux bus aménagé avec une éolienne sur le toit. On se croirait dans un film. On se dit qu’il a tout compris.
  • Le nom des péniches nous fait rêver et voyager. Je me souviens de Louxor et de Domi qui dit un truc du genre, « tiens une péniche égyptienne ». Il y avait aussi Hiroshima. On pense beaucoup au bateliers pendant ces 24 heures. Leur vie doit être bien dure toujours assis dans leurs guérites. Et celle de leurs femmes pire encore. Celles qu’on a vu nettoyaient les carreaux…
  • Watten nous donne l’occasion de plein de jeux de mot. Des trucs autour de la ouate. A Watten on fait une halte sur la terrasse du Calypso. Le patron est très sympa, il nous prends en photo pour nous mettre dans son Facebook.
  • Entre Watten et Saint Omer on au bord de l’Aa. Les jeux de mots fusent. Le meilleur nous a échappé, c’est Ben qui l’a trouvé sur une enseigne en sortant de Saint Omer : L’eau de l’Aa.
  • A Saint Omer on trouve la grand place mais on ne s’y abreuve pas. Lolo a mal aux fesses, il trouve un coin très discret pour se soigner.
  • A Aire sur la Lys on trouve un café / friterie sur la grand place. La musique est du genre disco. Ben est incollable sur les noms des groupes.
  • Après Aire il commence à faire nuit. Les kilomètres commencent à être pesants. Les bornes kilométriques si particulières de ce canal sont notre seul repère.
  • A Béthune on a de la chance, on arrive 10 minutes avant la fermeture dans un café de jeunes. On y prend un coca. Ben a un tout petit coup de moins bien.
  • Après Béthune c’est très dur, on cours de moins en moins. Il caille beaucoup beaucoup et on est assez mal équipés. Les bornes kilométriques sont de plus en plus loin les unes des autres.
  • Je ne sais où, Ben décide de dormir. Il s’installe derechef sur le ciment d’un terrain de sport. Il gèle, l’herbe aux alentours est toute blanche. Jidé a peur que s’il se couche il ne se réveillera pas. Il craint l’hypothermie. On n’avait pas prévu de bivouaquer. On déploie une couverture de survie et on dors les uns à contre les autres. Je dors bien, il parait que j’ai ronflé, Jidé nous réveille après une demi heure.
  • Au lever du soleil, vers Don, on est gâté par le spectacle de volutes de brumes qui s’échappent du canal. Le soleil qui se lève est un sublime disque rouge orangé. On sent qu’on va réussir à finir à 5. C’est long mais c’est bon.
  • On arrive vers Lille, des joggeuses en lycra nous émoustillent, il y en a partout, elles nous doublent et on ne peut rien faire. C’est onirique. Quel contraste avec ce sinistre canal. On fait peur avec nos mines défaites. Notre troupe de 5 est toute dépenaillée. Mais quel bonheur d’arriver ensemble sur la grand place. Jidé déploie le nouveau drapeau de la confrérie, Gégé est là pour nous accueillir.

Lolo nous a réalisé une sublime vidéo commémorative de cette tranche de vie. elle se trouve quelque part là bas.

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