[CR] La flandrienne avec la confrérie


Géniale cette sortie. Ben nous avait concocté un parcours passant par certaines des cotes mythiques du tour des Flandres (Paterberg, Koppenberg, Vieux Quaremont…) et comme le dressing code c’était « cycliste » on a trempé dans ce jus là toute la journée.

Koppenberg

Après nous être recueillis dans une petite et photogénique grotte de lourde en bas d’un coteau dominant l’Escaut nous atteignons les pavés du Koppenberg. On a la grande chance d’y arriver en même temps qu’un peloton de cyclistes flamands. Ils nous doublent mais on arrive à les reprendre dans la dure et courte montée. On les entends jurer « Goed vor dam » tandis qu’ils se cassent la figure sur les pavés. On se retrouve tous en haut, il y a une bonne ambiance, on rigole bien.

Peu après on atteint les pavés du Vieux Quaremont. Ben nous paye un coup au fameux bistrot D’Oude Hoeve. On a la chance de profiter du premier rayon de soleil de la journée sur la terrasse. C’est aussi en quelque le premier rayon de soleil de l’année après un très long hiver et on est tous bien content de fêter l’arrivée du printemps ensemble. Les rots suivis de Roger’s, une private joke, se succèdent pendant que chacun ingurgite son case croûte. La patronne du bar est très sympa et parle très bien français, elle est seule, son café est bondé, elle se débrouille très bien. Par contre on a des doutes sur son Ename, Seb pense que c’est de la bière pour crêpes, Ben est d’accord, ce serait une pils ordinaire servie dans des beaux verres d’Ename. Pour ma part je ne la trouve pas si mal cette bière. Je ne sais pas si on saura un jour la solution de cette énigme.

Les flamands sont en train de bétonner certain de leurs chemins boueux pour les rentre accessible aux poussettes et aux fauteuils roulants. Les traileurs râlent, ils préféraient la gadoue mais on n’arrête pas le progrès. C’est dommage. Au 42° kilomètres, au moment de la cérémonie traditionnelle d’entrée dans l’ultra Ben et Manu tombent sur une petite cabane aux lignes bizarres au bord du chemin. On y entre à 15. On est tout joyeux, on rigole énormément de bien peu, on est bien là. Cela donne l’occasion de très belles photos qui me font penser au tableau flamand « Le portement de croix » de Jérôme Bosch.

Le pot final, sur la place de Mater est aussi un grand moment de confrérie. On remercie tous Ben pour cette belle journée. La mort de Rodgers y est déclarée. On se remémore les grands moments de la confrérie. On regrette qu’il n’y ait pas eu d’intronisation ce jour là. On aurait peut-être eu un chevalier du saute mouton pour commémorer le meilleur trait d’esprit du jour

Saute mouton !

Et pour finir un peu de lyrisme : Vive Ben, vive la confrérie.

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