[CR] Tour du Vieux Chaillol

Pas de l’Olan au petit matin

Ces éléments sur le tour du vieux Chaillol sont mes notes prises pendant la randonnée, je les publie tel quel, sans me casser la tête pour rendre ce texte intelligible

Refuge de la Chaumette.

Refuge sans charme et avec de la 1664 comme seule bière mais le patron connaît très très bien sa région. On envisage avec lui de repartir par le col du Cheval de bois pour éviter la descente du Pas de la Cavale.

Très grande zone de bivouac près du refuge. On y plante la tente près d’un gros rocher de moraine.

Premier repas du soir de type refuge pour nous. Menu unique et grande tablée. À notre table un couple de lyonnais qui font le grand tour des Écrins, un petit groupe de 3 randonneurs et 2 sud africains.

Belle montée vers le col de la Valette 2668m. Bon chemin et belle descente dans du schiste noir. Superbe vue sur la face sud du Cirac. Gentille traversée vers le col de Guiran 2597m et dernier col de la journée, col de Vallonpierre. On y croise 2 randonneurs qui nous vantent la table et le lieu du refuge de Vallonpierre.

On y arrive assez tôt, vers 15h mais on décide d’y passer l’après midi tant l’endroit est sympa. Après midi de baignade au milieu des marmottes.

Un couple de berger vient parler de son travail en fin d’après midi. C’est passionnant.

On ne doit pas planter la tente avant 19h règlement du parc national oblige. On trouve un endroit sublime, encore dans une moraine avec le très beau sommet du Sirac pour veiller sur nous.

Le repas est délicieux. On discute avec 2 parisiens qui vont se faire une voie en dalle de 10 longueurs le lendemain. Il paraît que le rocher est très bon.

On s’est installé en bout de table mais ce n’est pas une bonne idée si la nourriture est bonne et que la tablée est affamée.

Haïku

Tablée affamée
Refuge de Vallonpierre
2 bouts de viande.

Du refuge de Vallonpierre à celui de l’Olan

Longue descente dans des lacets. J’ai hésité à prendre la variante par le refuge de Charbournéou mais le temps passe et nous est malheureusement compté.

Je trouve sur le chemin une très grande plume noire. Je me demande de quel oiseau elle peut bien provenir. Elle fait plus d’une coudée de long. Je l’accroche à mon sac comme souvenir.

Une passerelle sur la Séveraisse a été emportée par des crues récentes. Il y a une déviation par le refuge du Gioberney qui est proposée mais, suivant les conseils d’un randonneur venant de l’autre sens nous choisissons de nous mouiller les pieds. C’est bien marrant.

A La Chapelle en Valgaudémar on tombe par hasard sur un petit resto très très sympa et vraiment délicieux. Boudins aux 2 pommes pour moi et Oreilles d’âne pour Véro.

On fait notre sieste quotidienne dans le cimetière derrière l’église et à 15 heures on décide de monter au refuge de l’Olan.

Il y a environ 1200m à gravir. Le chemin n’arrête pas de monter. Véro peine dans cette ascension. Heureusement une douche et une bière la remettent vite d’aplomb. Il faut dire que la douche est incroyable. On a l’impression de se doucher tout nu dans le vide avec une vue immense sur les montagnes environnantes. Pour Véro c’est important de rappeler que l’eau a juste été réchauffée au soleil dans un tuyau noir qui apporte l’eau depuis sa source.

Le refuge est super, il domine le massif du Vieux Chaillol. On y arrive juste à temps pour s’inscrire pour le repas du soir. C’est délicieux, soupe, chili con carne et gâteau maison. On est avec les lyonnais du Pré de la Chaumette, 2 randonneurs très rapides venant de la Bresse et 2 grimpeurs peut-être parisiens. Les 2 gars de la Bresse ont trouvé que la montée était super, bien sèche, on n’y perd pas de temps.

Toujours avec mon problème de retour vers L’Argentière je questionne la lyonnaise sur le col de l’Aup Martin et elle me dit que venant de Vallouise la dernière montée est très raide et qu’elle ne voudrais pas la faire dans l’autre sens. Cela n’arrange pas mes affaires. Je me demande comment je vais bien pouvoir faire pour ramener Véro à L’Argentière.

On campe dans les crottes de mouton. Le terrain est un peu en pente. Heureusement, il n’y a pas de vent et il ne fait pas froid malgré les 2300m d’altitude. J’y perd le footprint de ma tente Hubba Hubba que j’aimais tant.

Du refuge de l’Olan à Villar-Loubière

Belle et courte montée vers le Pas de l’Olan. L’endroit me fait penser à la brèche de Roland dans le cirque de Gavarnie.

Pour atteindre ensuite le col de Colombe 2443m on choisit le plus court chemin. Passage d’un torrent un peu compliqué et ensuite traversée sur un sentier très étroit et très exposé. Véro n’apprécie pas du tout tout ce gaz sur sa droite.

Des odeurs d’essences végétales me font penser à l’odeur des cistes de la Rota Vicentina.

On arrive à midi au lac du Lautier. On y fait une popote, des grands oiseaux de proie nous survolent. On se baigne tout nus, l’eau est bonne. On sèche au soleil. C’est un des meilleurs souvenirs du tour du Vieux Chaillol pour Véro.

La seule ombre au tableau est que je me rend compte que j’ai perdu le footprint de la Hubba Hubba qui nous sert de bâche pour faire la sieste au soleil.

On passe ensuite le petit col de la Clochette et on arrive au refuge des Souffles. On y boit une bière au soleil en observant une étrange formation rocheuse. On dirait des feuilles de magma sculptées.

La descente vers le village de Villar-Loubière est facile. À Villar-Loubière on n’est pas emmerdé par l’embarras du choix pour le ravitaillement. On mange une salade au chèvre chaud accompagnée d’un quart de rosé dans le seul bar du village.

On repart, on zappe le camping municipal le long de la Vairesse et on s’engage sur la Valgaude, un circuit de randonnée ouvert au VTT qui suit la vallée.

On campe peu après dans une belle prairie ombragée. Un gros rocher de moraine nous protège des bruits de la route et la rivière passe assez loin à ce moment là. On y dort très bien. À 7 heure du mat on est reparti.

De Villar-Loubière à la Motte-en-Champsaur.

Au hameau des Garrets une grand mère tient son téléphone en l’air. Je me dis qu’elle n’a pas l’air bien.

Aux Garrets toujours il y a une fontaine lavoir. J’en profite pour faire ma petite lessive et tandis que j’étends mon linge sur un fil de fer la grand mère passe et est rassuré car elle croyait que j’avais pissé dans ses courges. J’apprends aussi qu’il n’y a pas de réseau dans ce hameau et qu’elle est en train d’en chercher.

On décide de franchir la Vairesse pour passer sur le côté ensoleillé de la vallée. Véro râle parce que ça monte un peu de temps en temps. Je regrette un peu de l’avoir embarquée jusqu’à l’Olan la veille.

À Saint-Maurice-en-Valgaudemar on discute avec un vieux monsieur qui nous recommande le Génépi, un alcool local qui est un médicament qui ne donne pas la gueule de bois. Le gars nous parle d’une soirée de poker passée à boire du Génépi et de son étonnante absence de gueule de bois le lendemain matin.

Charmantes église avec des têtes de monstres accrochées à la façade. Ces monstres étaient des dévoreurs de moutons. Il y a aussi les reste d’un énorme tilleul planté du temps d’Henri IV.

On arrive à 13h à Saint-Firmin et c’est jour de marché. On a beaucoup de chance le vendeur de tourtons est en train de partir. Il est content de nous vendre ses 12 derniers. On prend aussi un gros morceau de tomme, des brugnons , du melon et un saucisson dans la merveilleuse boucherie du village. Festin à l’ombre de l’église.

Une parisienne nous parle de son combat contre l’aménagement d’un parking sur la place du village. Elle nous demande d’intervenir car les touristes sont plus importants que les locaux à Saint-Firmin.

On atteint ensuite le lac de Raffan. On comptait s’y baigner mais il n’y a presque plus d’eau. Véro trempe son pied dans la vase. Des mobylettes passent en pétaradant et en klaxonnant. On se casse.
Je repére un panneau GR50 Tour du Chaillol. D’après les noms des patelins on a quitté le Valgaudémar pour entrer dans le Champsaur.

A la Motte-en-Champsaur des paroissiens préparent une buvette. Il y aura de la musique bulgare à 21 heures. Trop tard pour nous. On pique nique et repartons avant même que la buvette n’ait ouvert.

Si j’avais été tout seul j’aurais exploré la vallée de la Séveraissette vers Moline-en-Champsaur et je serais ressorti de là par le col de la Pisse puis celui de Côte Longue mais Véro ne veux vraiment plus entendre parler de grimpées et en plus on n’a pas vraiment le temps pour cette variante.

On monte la tente dans une petite clairière entre la Motte-en-Champsaur et Charbillac.

De la Motte-en-Champsaur à Pont-du-Fossé

A Charbillac il y a la dernière fontaine avant un bout de temps et bêtement on oublie d’y remplir nos bidons.

Sentier qui monte

Véro craque

Chapelle des Petetes

Longue route

Chèvre de Monsieur Seguin

Saint Michel de Chaillol

Chaillol 1600

Assiette du randonneur

Raviole du Champsaur

Terrine de pâté

De Pont-du-Fossé au lac des Estaris

Belles fontaines

Télésiège
Premier fois. Rire de vero

Tyrolienne

Lac d’Estaris

Eau potable pêcheurs

Vent qui s’arrête avec soleil

Éboulis

Col de Freissinières

Philippe le berger chaman.

Les loups donnent du travail. 1200 pas au cul des brebis. Patou. Chien pas à lui. Race facile. Éleveur de chèvres dessinateur

Pèlerinage. Loire Huelgoat Pennine Way

Reines qui vivent dans les grottes

Cercle de pierre

Plume du grand corbeau. Pas le corbeau freu commun dans les vallées

Bonne adresse à Freissinières avec tout ce qu’il faut pour un pique nique et en particulier une sublime terrine aux baies de genièvre.

Rendre compte à la tribu.

De Freissinières à L’Argentière

Vue sur le Pelvoux

2 randonneurs via alpina

Refuge du Kern apparemment fermé

Très très bonne adresse à L’Argentière le gîte Papillon.

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