mon matos pour le GR54 – Tour des Écrins

Mon sac à dos faisait pile 11 kilos pendant mon tour des Écrins. Il aurait pu être un chouia plus léger. C’est le Millet Ubik 30 litres que j’avais pris.

  • Chaussures : Cascadia 14. Elles sont parfaites. Elles se font complètement oublier. Les crampons ont l’air solide malgré les franchissement de pierrier de granit abrasif. Pas de douleurs dans les métatarses comme du temps où il y avait le pivot dans le crantage de la semelle. Le mesh souffre mais semble tenir bon. Seront-elles encore utilisables pour le Tor des Géants ?
  • Sac de couchage Millet alpine LTK 800. Donné pour confortable jusqu’à 5°c et limite confort à 0°c c’est bien adapté pour des bivouacs dans les cols des Écrins. Il a souvent gelé au petit matin et je n’ai pas eu froid dans mon sac de couchage. Peux-être que l’apport du sac de bivouac SOL escape bivvy, avec sa capacité de réfléchir 70% de la chaleur corporelle n’y est pas pour rien.
  • Sac de bivouac SOL (Survive Outdoor Longer) escape bivvy. Pour ce qui est de la condensation, je dirais que c’est pas mal du tout. Le duvet le matin est toujours plus ou moins humide mais sauf à l’Olan où il y a eu énormément de rosée et où le duvet était plus humide que d’habitude. A l’air de bien résister aux bivouacs multiples. Protège très très bien du vent.
  • Matelas Thermarest Z-lite. Je crois que mon matelas est cuit. Je voudrais bien comparer avec un neuf pour voir si ce n’est qu’une impression. Mais comme finalement je me suis habitué, car dormir n’est qu’une question d’endurcissement , je crois que je vais continuer à l’utiliser encore un bout de temps.
  • J’ai randonnée pendant 3 semaines avec des bâtons, des Leki Micro Vario Carbon m’ont lâché au bout d’une semaine et je les ai remplacé par des TSL Tour Carbon 5 Cross qui ne m’ont posé aucun problème. Je crois que je ne pourrais plus me passer de bâtons pour des randonnées en montagne. D’ailleurs maintenant, 99% des randonneurs se servent de bâtons.
  • Je suis parti bien sûr avec ma Suunto Ambit 3 Peak, j’ai lus un message 85 % de mémoire utilisée un soir après avoir enregistré ma journée, il y a eu du cafouillage avec l’altimetre et j’ai compris comment faire un calibrage de l’altimetre
  • Sac à dos Millet Ubik 30. La bonne taille pour ce genre d’expédition.

Ce que j’ai particulièrement apprécié avec mon sac à dos Millet Ubik 30

  • Pas de problème excessif de transpiration au niveau du dos, contrairement à ce que j’aurais pu croire. C’est peut être du à mon utilisation d’un t-shirt en mérinos
  • La raincover est bien conçue, elle se replie dans une toute petite pochette et surtout elle est bien grande et protège aussi mon matelas Thermarest accroché à côté du sac. La raincover est aussi indispensable pour protéger le sac de la rosée quand on dort à la belle étoile.
  • Portage agréable avec environ 11 kilos dans le sac.
  • Les sangles porte matériel sont bien pratiques pour mettre chaussettes et caleçon à sécher.
  • Il ne faut pas trop tendre les 2 sangles principales si on veut pouvoir utiliser la petite poche zippée du haut du sac.
  • La pochette zippée en mesh sur le devant du sac est très petite, elle ne contient pratiquement rien.
  • Au début j’avais mal réglé les petites sangles sur les côtés de la sangle ventrale et ça balotait un petit peu.
  • J’ai perdu 7 kilos pendant ces 3 semaines et j’étais limite au niveau de la ceinture ventrale. Attention si vous avez une taille fine, c’est un truc à contrôler.
  • J’ai eu un petit peu mal aux épaules durant la première semaine mais cette douleur a disparu ensuite.
  • Un petit reproche que l’on peut faire à ce sac est qu’il est difficile à charger de belle manière, il y a toujours des plis, surtout au niveau du zip de la partie basse si on tend un peu les sangles pour essayer de ménager le zip qui semble être le point de fragilité de ce sac à dos.
  • Le sac à l’air de vieillir très bien. Pour l’instant aucune couture ne montre de signes de faiblesse.

 

  • Filtre Katadyn. Il m’a fait très peur au début du voyage, il n’avait pas servi depuis longtemps et il semblait colmaté. Presque aucun débit. Finalement, en secouant avec un peu d’eau dedans le débit est revenu petit à petit et c’est redevenu l’accessoire indispensable pour randonner sans crainte de d’empoisonner avec l’eau des torrents. Très peu de randonneurs connaissent ce matériel. Ceux à qui j’en ai parlé ou qui m’ont vu l’utiliser ont été impressionné. Globalement cela m’a permis de porter très peu d’eau. Il y a presque toujours des torrents dans les Écrins et ce n’est pas nécessaire de porter plus de 750 ml d’eau dans une seule gourde. Je le range dans la pochette la plus accessible de mon sac car c’est un des trucs qui me sert le plus dans la journée.

 

Panneaux solaires Forclaz trek 100.

  • La plus belle découverte de 3 semaines de randonnées dans les Alpes. Quand il y a un grand soleil, ce truc me recharge presque à 100% une power bank de 10 000 mah. Parfait pour recharger tout mes trucs, mon téléphone, ma montre et même ma vapoteuse.
  • La petite pochette zippée sous le panneau permet de stocker la power bank en cours de charge et aussi les différents câbles de charge de mes appareils.
  • Le truc s’installe très bien au dessus d’un sac à dos. Il faut juste faire attention que les 2 panneaux ne se replient pas l’un sur l’autre soit à cause du vent soit lorsque l’on remet son sac sur son dos. J’ai accroché un buff sur le deuxième panneau pour pouvoir vérifier plus facilement si le bazar est déployé.
  • Il existe une version 3 panneaux mais j’imagine que c’est bien trop encombrant.
  • Peut être qu’un truc à un seul panneau un peu plus grand pourrait faire l’affaire.
  • Le seul reproche que j’ai à faire porte sur le zip de la pochette. C’est une double glissière et ils s’entrechoquent souvent. On a l’impression de marcher avec une clochette sur le dos
  • Une petite amélioration qui pourrait m’intéresser serait d’avoir une pochette sur le dessus du panneau pour pouvoir y glisser une carte IGN.

J’avais pris 4 plats lyophilisés et je n’en ai utilisé qu’un seul. J’ai privilégié les repas dans les refuges pour les questions de chaleur humaine. Le seul que j’ai testé est le poulet au curry de Decathlon. Je l’ai trouvé très insipide, pas du tout assez épicé.

J’avais aussi mon réchaud Primus Lite+ et je ne m’en suis servi qu’une seule fois. C’est un truc dont j’aurais pu me passer en gardant juste un bout de fromage et un saucisson en sécurité d’autant que ma cartouche de gaz de 100 grammes

Mon téléphone Huawei Mate 10 pro a un réglage « économie d’énergie ultra », c’est bien mais malheureusement l’écran est quasiment inutilisables quand il y a beaucoup de lumière. J’ai pris beaucoup de photos au jugé, sans cadrer du tout.

J’avais aussi 2 paires de socquette Norfolk en mérinos. Elles sont géniales, portée alternativement sans discontinuer pendant 3 semaines elles n’ont presque pas bougé. J’aime beaucoup aussi leur forme qui ne couvre pas la malléole et qui ne fait pas pression sur le dessus du pied.

Je suis resté 3 semaines dans le même t-shirt en mérinos. Ce n’est pas un mythe que le mérinos ne pue pas. Je l’ai quand même lavé une fois dans un torrent, il a séché très vite et est même très agréable à porter humide un jour de forte chaleur. Le mérinos c’est aussi génial quand il fait froid que quand il fait chaud. Quand il fait chaud, il absorbe la sueur et crée un genre de système de climatisation naturelle.

Veste Goretex Millet Trilogy. C’est une veste ultra haut de gamme en Goretex pro. J’ai fais toutes mes Spines avec. Il n’y a normalement pas mieux, c’est du goretex pro. Je l’ai embarquée à la dernière minute sur les conseils de Manu qui m’avait dit que le pire était toujours à envisager en montagne. C’est une veste très lourde mais je n’ai pas mieux. Et bien elle m’a déçue sur cette randonnée, elle n’est plus déperlante depuis le temps que je l’ai et le tissus extérieur se gorge assez vite quand il pleut bien. À l’intérieur, une sensation d’humidité apparaît. C’est assez désagréable. Je crois que je vais bientôt testé une Columbia Outdry Ex Reign comme celle d’Eoin Keith de The Spine.

Sur les conseils de Manu toujours, j’avais pris mes gants Camp G Hot Dry,  chauds et étanches. Je suis bien content de les avoir eu, en particulier pour commencer les journées très fraîches que l’on peut avoir quand on bivouaque à 2500m d’altitude.

Matos en trop

  • Les bouquins que j’avais pris. Je n’ai pas lu une page en 3 semaines, ni Gogol ni Camus n’ont su me distraire de la montagne.
  • Tongues. Dans les refuges c’est inutile puisqu’ils en ont tous à prêter. Au bivouac c’est inutile car on ne se balade pas autour de son bivouac. Je m’en suis quand même servi au camping après la randonnée.
  • Réchaud et cartouche de gaz. Finalement inutile pour moi, ça me gave de me faire un café seul.

Manquait

  • Sifflet, c’est vrai que se je dégringole dans un ravin cela pourrait être utile. Après mon retour j’ai récupéré celui de mon vieux sac Salomon et je l’ai installé sur mon sac à dos Millet Ubik.
  • Legging chaud. Il ne m’a pas manqué mais j’ai peut-être eu de la chance
  • Jumelles pour observer les chamois et les bouquetins.
  • Balise satellitaire Iridium genre Garmin Inreach mini (ou mieux le tout nouveau GPSMAP 66i qui combine un GPS, un écran de navigation et la connection Iridium)ou Resero ou Spot X ou lora ou capturs ou sigfox. (mot à retenir : PSD – Personal Security Device et surtout PLB, Personnal Locator Beacon). D’après Thibault c’est complètement inutile.
  • Une trousse de pharmacie de base (antiseptique, doliprane…)
  • De la crème solaire.

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