Randonnée Audenarde / Renaix

Notre objectif initial était une rando sur 2 jours dans les Ardennes Flamandes. Pour le premier jour Audenarde / Muziekbos et pour le deuxième jour Muziekbos / Grammont. Dans les 2 cas ça fait des étapes de plus de 20 kilomètres et c’est un peu trop ambitieux quand on voyage en train en Belgique. J’ai l’impression que pour qu’une rando soit sympa et laisse bien le temps de profiter de la nature une distance de 20 kilomètres est un peu la distance maximale. En tout cas l’idée est d’arriver au départ en train et de revenir par une autre gare, le réseau ferré Belge étant assez dense dans la région cela donne plein de possibilité d’ajustement sur place.

Ça commence moyen de Roubaix avec un train Belge qui ne passe pas, il paraît que c’est courant. Heureusement il y a à peu près un train toutes les heures et on prends donc le suivant. On arrive donc à Audenarde à la nuit tombée, on s’arrête sur une terrasse de la grand place pour se restaurer, délicieux osso bucco, sur la grand place une course en relais se déroule, ambiance très agréable, température très clémente, on n’a pas froid sur cette terrasse alors qu’on est début octobre. On quitte bien tard le restau avec pour objectif le Bivakzone du Koppenberg.

Audenarde est une bien jolie petite ville très animée, musée du vélo avec superbe la superbe Volvo orange qui a suivi Eddy Merckx, petit béguinage avec portail baroque du XVI et statue de Saint Roch, très jolis quais sur l’Escaut.

Juste après avoir quitté les bords de l’Escaut, passage très bucolique dans un parc assez sauvage. A Leupegem nous cafouillons un peu dans la nuit, je me fie à ma mémoire pour nous guider mais je n’aurais pas du. On arrive au Bivakzone du Koppenberg à 22h et là surprise, les planchers en bois ont disparus. Il s’avère que les gars chargé de l’entretien de la zone en avaient marre de ramasser sans cesse des tonnes de cannettes de Carapils et ils ont décidé de rendre moins accueillant la zone de bivouac en supprimant les planchers aménagés. Tant pis pour nous, nous installons la tente dans une légère pente mais c’est peut-être grâce à ce changement que nous sommes tout seul, ce soir là, sur la zone.

Nous dormons extrêmement bien malgré une tempête de vent qui fait beaucoup de bruit dans les feuilles des arbres de la zone. Nous profitons d’une grasse matinée très agréable dans la nature et ne levons le camp qu’à 11 heures du matin pour nous engager dans la forêt. Des panneaux en flamand évoquent les batailles au début et à la fin de la guerre de 14 dans cette zone libérée par les américains.

Peu après nous descendons dans vers Rotelenberg. Le paysage de la vallée de l’Escaut vue du Koppenberg est très beau. Le mont de l’Enclus au sud est bien visible.

Une grosse touffe de fleurs jaunes nous intrigue. Il s’agit de la tanaisie. La Wikipédia nous apprends qu’elle est toxique et hallucinogène.

Dans le très beau bois de hêtres de Spijkerbos nous quittons le circuit marqué jaune et rouge pour faire une petite boucle dans la forêt. Pose clop et pique nique sur des troncs de hêtres abattus. De jolis champignons poussent sur le bois mort. Je prends une photo de mon sac à dos Millet Ubik 30 pour illustrer mon article de test.

Dans la plaine qui sépare Koppenberg de Hotondberg nous rencontrons un vieux monsieur qui promène son chien. Il nous salue en français et nous engageons la conversation. Il trouve très belle sa campagne, se demande d’où nous venons, sa femme s’est cassé quelque chose et ne peut plus marcher, il a travaillé en France à Aubervillier, il a travaillé chez Fina dans le pétrole, il s’occupait des plate-forme offshore, il dit qu’il a trop voyagé.

Sur Hotondberg il y a une course cycliste. Un speaker sature l’espace sonore d’une logorrhée incessante. On arrive à oublier tant le paysage de Hotondbos est majestueux. La hêtraie dans toute sa splendeur. Est-ce que ce paysage a été façonné à l’époque glaciaire ?

La descente dans la forêt de Sherpenbergbos est très belle aussi. En bas on arrive sur le mont des séquoias si cher à Ben et bien vite on arrive dans Renaix.

À Renaix on est une dernière fois victime de la SNCB avec encore un train qui oublie de passer.

On s’en fou, on est heureux.

Annexes

La trace gpx à télécharger sur Visu GPX

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