[Test] sac à dos OMM classic 25 litres

Ce sac d’origine anglaise à été acheté en vue de The Spine. Il a été conçu en vue des marathons de montagne (OMM = Original Mountain Marathon), un type d’épreuve très britannique qui implique un bivouac au milieu d’une course d’orientation…

Mon cahier des charges :

  • Ce sac doit être très léger
  • Il doit permettre de contenir tous le matériel obligatoire pour The Spine.
  • Il doit être prévu pour porter des gourdes de 800 ml sur les bretelles.
  • Il doit permettre la course à pied

Le choix du OMM Classic 25

D’abord comme j’ai acheté ce sac en vue d’une course en Angleterre, cela paraissait logique de choisir un sac « anglais » (les guillemets c’est parce qu’il a été cousu en Chine comme tous les autres sacs à dos) .

Le truc qui tue avec ce sac est son poids. 540 grammes au plus léger et 670 grammes avec le demi matelas de mousse qui se place dans le dos et qui peut être facilement enlevé du sac à dos. Pour moi ce matelas est inutile mais il implique que l’on charge son sac en mettant les truc mous le long du dos et les trucs durs à l’extérieur… Donc 540 grammes pour un sac à dos de 25 litres de capacité c’est imbattable non ?

Il existe une version 32 litres de ce sac mais le choix du 25 litres permet de s’ajouter une contrainte qui permet de limiter le poids de la charge totale transportée en rando ou en course.

Plein d’accessoires disponibles avec le sac.

  • Poche frontale OMM trio Map Pouch 4 : permet de stocker plein de trucs et une carte protégée de la pluie. Pour la carte c’est pas génial pour les cartes qui n’ont pas un format adapté à la taille de la pochette intégrée.
  • Filet élastique à adapter sur l’extérieur du sac. Peut-être intéressant pour les grimpeurs qui voudraient y stocker leur casque mais pour les coureur c’est moins évident. Le filet de base permet déjà de stocker plein de trucs et pour éviter le phénomène d’augmentation de la force de  moment du couple  lié à une charge éloignée du centre de gravité du coureur… Concrètement, on a acheté le truc avec Manu et on a tous les 2 décidé de s’en passer pour l’avenir…
  • Porte gourde de bretelle H2OMM : pas mal mais ça ballote beaucoup quand on coure et un de mes 2 porte gourde s’est déchiré lors du trail des trappistes.

 

Présentation et description

  • Le sac à dos OMM classic 25 est très léger.  540 grammes sans le demi matelas dans le dos, 670 grammes avec.
  • 2 poches assez généreuses sur la ceinture ventrale.
  • Plein d’accessoires disponibles (pochettes ventrale OMM trio Map Pouch 4, porte bouteille H2OMM…
  • Focus mis sur la légèreté dans la conception du sac.
  • Compartiment accessible sur le haut du sac avec un mesh et un velcro pour gants, bonnet ou couverture de survie.
  • Un simple compartiment zippé pour les documents et autres objets précieux (frontale…).
  • Pochettes en mesh accessibles sans déposer le sac, dans le bas du dos.
  • Possibilité d’utiliser une poche à eau avec le sac.
  • Sangle abdominale réglable en hauteur et portant un sifflet (part du matériel obligatoire de bien des coures et au hasard de la TDS).
  • Rabat du sac à dos qui s’accroche au sac avec une très longue sangle. C’est un peu particulier mais cela permet de stocker facilement une veste polaire et plein d’autres vêtements.
  • Système UGR (Universal Gear Rail) dont l’utilité m’échappe encore.

Test sur le terrain

10 jours de randonnée en Corse en mai – Mare à mare sud.

    • Au début j’avais le réglage des bretelles adapté à la course à pied c’est à dire avec un port du sac assez haut dans le dos et très près du corps. La première grosse journée de marche a été très pénible. Épaules très douloureuses. La ceinture du bas me coupe l’abdomen. Je la desserre mais ça ne change pas grand chose. Pas de sangle de reprise d’efforts sur les bretelles, le seul moyen de soulager les épaules et d’adopter l’attitude de Marc Olmo avec les mains derrière le dos mais cela ne me convient pas trop.
    • Le lendemain et jusqu’à la fin des 10 jours de rando, j’ai allongé les bretelles presque au maximum pour que le sac « repose » sur mes hanches grâce à la ceinture ventrale. Cela soulage vraiment beaucoup les épaules et c’est vraiment mieux en mode rando. Dans cette configuration, on aimerait quand même bien qu’il y ait des poignées « repose mains » pour les randonneurs. Normalement la fonction repose main est possible avec l’accessoire « OMM Trio Map Pouch », un petit sac qui s’installe devant le ventre du coureur / marcheur, entre les bretelles du sac  à dos. Bêtement, je suis parti sans ce petit sac porte carte et donc je ne peux pas trop en parler.
    • La capacité de 25 litres est proprement géniale. Pendant 10 jours j’ai crapahuté en Corse avec sur le dos une grande tente confortable 2 places (MSR Hubba Hubba NX), un matelas gonflable (Matelas Fjord Nansen Trekker qui est beaucoup plus facile à gonfler qu’un Exped Downmat mais plus long à dégonfler), un réchaud à gaz Primus Lite+ (Manu a plus léger mais c’est d’un chouïa), de la bouffe, des fringues de rechange, des réserve de flotte,  et tout et tout pour moins de 10 kilos..

100km du trail des trappistes.

J’ai embarqué ce sac dans cette course parce que mon sac d’hydratation Salomon venait de rendre l’âme (zip de la pochette extérieure bousillé…) et ça s’est bien passé.

C’est lors de cet ultra trail que l’une de mes 2 porte gourde OMM a rendu l’âme mais le fait que le sac soit léger et bien compressible l’ont rendu très bien adapté à ce type d’épreuve.

Pour les trails il est vraiment bien car il a une capacité « infinie » pour des courses qui peuvent parfois se courir plus ou moins en autonomie.

Un des concurrents rencontré sur l’épreuve m’a demandé pourquoi je courrais avec un sac aussi gros et je lui ai répondu que c’était pour renforcer mes tendons d’Achille pour The Spine.

 

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