[Test] Salomon Speedcross 3

Salomon Speedcross 3
Salomon Speedcross 3

Alors que je m’entraine depuis un mois avec des Salomon Sense Colors qui sont catastrophiques dans la gadoue et ont très peu d’accroche en général j’ai essayé de trouver des chaussures d’entraînement qui accrochent mieux.

Les Salomon Speedcross 3 ont l’air d’être ce qui se fait de mieux pour la gadoue. On est loin des chaussures minimalistes tant par le poids que par la présence d’un drop assez important (11 mm) mais comme elles sont plébiscitée j’ai décidé de les essayer.

Présentation des Salomon Speedcross 3.

  • Les crampons sont assez épais et très espacés. Pas trop de risque que la gadoue reste collée sous la semelle.
  • Ces crampons sont faits d’une matière assez molle. J’ai l’impression que cette semelle n’est absolument pas faite pour le bitume. Comme les vestiaires de mon club de trail sont assez loin du terrain d’entraînement et que chaque sortie implique plusieurs kilomètres de bitume, je vais pouvoir tester rapidement la solidité de cette semelle.
  • Talon légèrement biseauté. Une forme appréciable pour améliorer l’accroche dans les descentes.
  • Dans le magasin, l’avant de la chaussure semble plutôt souple pour des pompes Salomon. En tout cas bien plus souple que les Salomon XA PRO 3d.
  • Toebox ni très étroite ni très large.
  • Semelle Ortholite non amovible.
  • Maintien du talon assez puissant et très molletonné.
  • Tissus assez épais qui a l’air bien costaud sur le dessus de la chaussure. Peut-être trop rigide et cassant à la longue ?
  • Pare pierre assez rassurant à la fois bien enrobant et assez souple.
  • Système de lacets quicklace avec une petite pochette pour ranger le bloqueur.
  • Pas d’œillets renforcés. Probablement une faiblesse pour le vieillissement de la pompe.
  • La languette n’est pas cousue. Un mesh anti débris la recouvre.
  • Beaucoup de matière autour du pied, ce sont des pompes pour l’hiver.
  • Beaucoup de différentes couleurs assez acidulées et criardes mais dans la gadoue on s’en fout non ?

 

Test et avis Salomon Speedcross 3

Première sortie de club.

Je me suis d’abord rendu compte dans les vestiaires de mon club que d’avoir des Speedcross ce n’est vraiment pas original. Pour les Marchenelles cela ressemble même à du matériel obligatoire avec un nombre important de gars équipés.

Pour cet entrainement, nous devions monter 8 fois la colline des Marchenelle sur une boucle d’un kilomètre en forçant dans la descente. Globalement, le terrain c’était du gazon détrempé.

  • Les Speedcross sont merveilleuses sur herbe grasse. Aucune perte de contrôle et d’adhérence.
  • Chaussures très confortables dès la première utilisation. Pas besoin de les « faire » ou de les « casser ».
  • L’humidité ne pénètre pas facilement dans la chaussure.
  • Talon très bien maintenu.
  • Pas trop désagréables sur le bitume entre notre vestiaire et les Marchenelles. Contrairement à ce que d’autres ont pu en dire, je n’ai pas eu l’impression d’être grimpé sur des échasses avec mes Speedcross sur le tarmac.
  • Catastrophiques sur les plaques d’égout mouillées. Aussi adhérentes là dessus que des savonnettes.

Test 56km Sparnatrail

Pensant que le terrain de la Sparnatrail allait être extrêmement boueux et glissants avec beaucoup de montées et de descentes, j’avais sélectionné les Speedcross pour cette course de 56 kilomètres.

Au tout début de la course, comme je crois que j’ai acheté des chaussures une demi pointures trop petites, j’ai bien serré le lacet quicklace pour éviter à l’ongle de mon gros orteil de taper dans les descentes. Mauvaise idée, j’ai du m’arrêter pour relâcher la pression sur mes pieds qui était devenue insupportable.

Les débuts de la Sparnatrail sont effectivement assez boueux et glissants et j’ai vu pas mal de gars se casser la figure alors que je passais sans peine avec les Speedcross. J’ai été très content de mon choix jusqu’au 30° kilomètres mais ensuite j’ai déchanté.

Après le 40° kilomètres quand on marche presque autant que l’on coure, j’ai eu très mal dans les 2 talons. Je me suis alors dit que les gars qui disent qu’il faut des pompes avec un bon amorti lorsqu’on atteint la fin d’un ultra avaient bien raison et j’ai bien regretté de ne pas avoir mes Cascadia aux pieds à ce moment là.

Conclusion de ces tests.

Très bonnes chaussures pour des terrains mous. À mon avis assez d’amorti pour des trails longs mais le bitume risque de ruiner assez rapidement les crampons manifestement pas fait pour ça.

A éviter pour des sorties avec des sols durs et glissants. Je ne les emmènerai par exemple pas en Thaïlande où il faut souvent passer dans des torrents avec des pierres très glissantes.

Étude du vieillissement des Speedcross 3

Après 331 kilomètres

Je n’ai malheureusement pas commencé à enregistrer l’état de mes Speedcross avant mais en tout cas je suis très déçu du vieillissement des Speedcross. Presque tous les gars du club qui courent en Speedcross se retrouvent assez vite dans la même situation avec la même question : à partir de quand on doit changer de pompes ?

Salomon Speedcross 3 mesh exploséPour les 2 pieds c’est la même histoire. 2 grandes déchirures de chaque coté du pied. Speedcross direction poubelle ? Dommage la semelle est comme neuve. Donc retex catastrophique.

 

Annexes

Baratin sur les Speedcross 3

 

  • M&S Contagrip pour la semelle. J’ai découvert par hasard que M&S c’est pour Mud and Snow.
  • LT light weight muscle au niveau du talon.

 

Un commentaire


  1. Bonjour amis traileurs,
    Pour ceux que ça intéresse aussi mon test perso de la Salomon Speedcross 3, chaussures pour le trail et le cross sur mon blog perso :
    http://wp.me/p4j9vt-8B
    @+++ Arnaud

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *