[Test] Skechers Go Run Ride

Skechers Go Run Ride
Skechers Go Run Ride

Super content de mes Skechers Gorun (les premières) et après avoir couru environ 800 bornes avec, je suis parti dans mon magasin de running préféré (endurance Shop à Marquette) dans l’idée d’acheter des chaussures minimales pour mes sorties longues sur routes et en vue de mon petit marathon de printemps (sans doute la route du Louvre pour la 4° fois). Je ne m’attendais pas à trouver des Skechers dans un magasin de running français mais comme le gars venait de se faire dévaliser il n’avait en fait quasiment que ça à me proposer.

Tout content je ressort avec des Skechers Go Run Ride très belles, toute rouges, avec une semelle blanche et des dessins en jaune et noir. Dans le magasin, la semelle m’a semblé plus épaisse que celle de mes Gorun précédentes et la chaussure un poil plus rigide mais avec une empeigne (le dessous de la chaussure) quasiment identique à la première version, c’est à dire ultra légère avec juste un petit renfort  au niveau des orteils et autour de la liaison avec la semelle.

Le renflement de la semelle qui faisait la particularité des Gorun a disparu sur les Gorun Ride et globalement plutôt plus de matière sous le pied. L’avant et l’arrière de la chaussure sont assez recourbés. A priori, ce type de chaussures avec un talon très effacé me convient bien.

Skechers GoRun Ride
Skechers GoRun Ride

Première sortie sur le terrain

Le lendemain de l’achat c’est sortie longue mais comme je ne suis pas très en forme j’abrège à 22km (alors que je suis coutumier des 45km en sortie longue dominicale et matinale avec des Gorun pas ride aux pieds). Les sensation de démarrage sont très bonnes. On a l’impression d’être dans des chaussons et la foulée s’oriente naturellement sur la moité du pied, à priori pas mal pour des sorties très longues. Les aspérités du sol que l’on peut sentir avec les GOrun de base sont beaucoup moins sensibles avec les rides, je préfère ma version précédente de ce point de vue là.

Après quelques kilomètres j’ai eu quelques sensations moins agréable. La chaussure donne en premier sur l’intérieur du pied et la sensation de précision n’est pas au rendez vous. Plus gênant pour les sorties longues, une léger point dur se fait sentir au niveau droit des métatarse du pied droit (le renflement derrière le gros orteil). Le genre de frottement qui donne immanquablement des ampoules lorsque l’on dépasse les 10km. Ça n’a pas loupé. Ce qui m’ennuie c’est que j’ai déjà eu le même problème avec mes précédentes Skechers cette fois ci sur l’intérieur de la cheville droite. J’espère que c’est un problème de laçage ou de cailloux dans les chaussettes mais je n’ai pas beaucoup d’espoirs même si je ne sent rien en inspectant de la main l’intérieur des pompes à l’arrivée.

Mon avis après cette première sortie de test est assez mitigé. Je me suis même demandé si je n’allais pas les reporter au magasin à cause de cette histoire d’ampoule.

Je vais poursuivre mon test avant de me prononcer.

48H après ce premier test.

Juste un petit ajout pour signaler qu’après ces 22 petits kilomètres tranquille avec les GOrun Ride je me retrouve avec des cuisses et des mollets en béton, comme si j’avais couru au moins 5 fois plus. Signe évident que ma foulée est réellement modifiée par ces chaussures. Pour moi, ce genre de courbatures c’est un bon signe mais je n’ai pas trop envie de me lancer dans un marathon sans avoir poussé plus loin mon adaptation à la foulée entrainée par ces nouvelles pompes de running.

Deuxième utilisation de 26km.

Une semaine après mon premier test, je suis reparti avec les Skechers GOrun Ride pour une petite sortie longue de 26km.

Quelques impressions en vrac  comme ça :

  • Au début sentiment de voler dans ces chaussures. Ce sentiment est assez fréquent avec des chaussures neuves mais j’ai l’impression que la semelle en Resalite vieillit beaucoup mieux que les semelles à base d’EVA.
  • Semelle trop épaisse à mon gout. On ne sent pas les moindres aspérités du terrain comme avec mes autres Skechers. L’augmentation de l’amorti s’est fait au détriment du minimalisme.
  • L’épaisseur de la semelle entraine un effet de déstabilisation assez embarrassant au début, quand on est très attentif aux sensations procurées par les chaussures. Par rapport aux GOrun de base on a l’impression de marcher sur des talons haut avec l’impression de risquer de se croquer la cheville à chaque foulée.
  • Au démarrage de la sortie longue, l’impression d’atterrir sur le milieu ou l’avant du pied est manifeste. C’est probablement du à mon entrainement spécifique sur cette foulée.
  • Après l’échauffement initial sensation désagréable d’avoir une partie de l’énergie de la course gaspillée par des mouvements vers le haut. Il est important en terme d’économie d’énergie que rien ne soit gaspillé sur le plan vertical mais que tout soit converti sur le plan horizontal. L’idée est que si vos chaussures vous font rebondir, la force exercée vers le haut ne sert absolument à rien, c’est celle vers l’avant qui est importante.
  • Contrairement à ce que j’ai pu lire dans différents test de ces pompes, elles ne sont pas destinées à des sorties courtes mais au contraire à des sorties ultra longues où justement, on a besoin d’un bon amorti pour alléger la fatigue due à la longueur de l’exercice.
  • Pour la question des ampoules sur le coté avant gauche du pied droit j’ai essayé de reprendre le laçage initial (laçage « usine ») en serrant le plus possible les lacets sur l’avant du pied. C’est effectivement mieux mais j’ai quand même ressenti des échauffements à cet endroit même si cela n’a pas abouti à des ampoules cette fois ci. Pour mon prochain marathon, j’espère que je ne vais pas oublier de mettre un Compeed à cet endroit là avant de partir.
  • Sur la fin de la sortie les chaussures ont été très agréables, c’est à dire complètement oubliées pour me laisser simplement assez de concentration sur les kilomètres qui restaient à parcourir.

Argumentaire commercial des Skechers GOrun Ride.

La boite des chaussures contient tout un matériel publicitaire et j’aime bien étudier aussi cet aspect d’un produit lors de mes test. Dans la boite il y a donc plein d’étiquettes sur la chaussure, une brochure en papier glacé du département « Performance division » de Skechers et une feuille en papier journal épais imprimé en quadri.

La plaquette en papier glacé.

Cette plaquette présente la gamme « Skechers performance division » avec les Gorun 2, les GOrun Ride, les GObionic (0 drop), Les GObionic ride, les GO trail, les GOwalk et même les GOgolf.

Arguments de ventes des Skechers GOrun Ride sur cette plaquette :

  • Semelle amortissante en Resalyte : composé propriétaire moulé par injection avec une mémoire de forme. C’est un vrai argument quand on voit la durée de vie de cette Resalyte sur mes précédentes Skechers : 800km sans que la perte d’amorti soit un problème.
  • 4mm drop : je ne sais pas trop comment c’est calculé. C’est très peu en tout cas.
  • GOimpulse sensors : il s’agit des plots noirs indépendants que l’on peut voir sous la semelle. Il sont censé rendre plus sensible (« responsive ») votre expérience de course avec ces chaussures.
  • Mstrike : encourage une réception (« strike ») sur le milieu du pied. Après mon premier test sur 22km, je crois que ce n’est pas du bluff.

 

 

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