[CR] La traque du Doudou avec la confrérie

A comme Abécédaire. Je voulais marquer par un compte rendu particulier cette sortie particulière. Au début j’ai eu peur que 26 lettres ce soit un peu beaucoup mais finalement ça passe bien, enfin, à vous de voir…

B comme Ben. Pour la lettre B j’avais l’embarras du choix (Baraki, Borinage, Bière…) mais c’est vraiment Ben qui mérite cette place de choix. Il a fait plein de reconnaissance de son parcours et on s’est régalé toute la journée avec ce chef d’œuvre, jamais monotone et plein de surprises.

C comme Carapils. C’est une marque de bière qui marque aussi les sentiers. Enfin surtout les départs de sentier car dès qu’on s’éloigne un petit peu des parking, les cannettes de Carapils se raréfient. Cela dit l’impression de dépotoir est quand même quasi permanente dans le borinage.

D comme la traque du Doudou. C’est le nom de cette sortie de la confrérie. Dommage qu’il n’y ait pas eu de nouveau ce jour là car il aurait été « du Doudou » comme je suis « du Kent » et Ben « des Collines  » et cela nous aurait fait un souvenir de plus pour cette belle journée. On a découvert dans la journée que le Doudou c’était en fait le nom d’un dragon célèbre à Mons.

E comme Eden 62. Eux, qui nous empêchent d’aller courir sur certains terrils car ce sont des espaces protégés ont du avoir leurs oreilles qui sifflent ce jour là car en Belgique, la préservation des terrils en tant qu’espace naturel ça a l’air bien saugrenu. On s’est plaint des ordures qui décorent le chemins mais ne serait-ce pas mieux que les sentiers aseptisés des pyramides noires ? Dépêchez vous avant qu’Eden Baraki ne nettoie ces pittoresques sentiers.

F comme Fossile. Là bas dans le Borinage il y en a qui ont trouvé des fossiles de dinosaures au fond de la mine mais ce jour là Olivier a trouvé un fossile de fougère. Je suis bien content, je l’ai récupéré comme souvenir.

G comme Grand Sourcier. C’est le titre de noblesse que Ben a obtenu ce jour là. Il l’a bien mérité et comme la valeur n’attends pas le nombre des années la reconnaissance non plus et c’est très bien comme ça. Maintenant le grand sourcier râle parce que son graal fait mousser la bière. Il y a de quoi râler hein ?

H comme Héribus, le nom du terril au sommet duquel on a célébré la fameuse entrée dans l’ultra un peu comme on célébrait le franchissement de l’équateur du temps de la marine à voile. Ce jour là JD en a profité pour nous montrer un beau drapeau avec l’emblème de la confrérie.

I comme post-Industriel. Ce drôle de mot a été proposé par Ben à qui j’avais parlé d’un problème pour certaines lettres de cet abécédaire. C’est un joli mot qui qualifie bien les lieux dans lesquels on a gambadé toute la journée.

J comme Jupiler. La Jupiler est une concurrente de la Carapils. Beaucoup moins populaire localement si on en juge par les artefacts étudiés par les chercheurs de la confrérie.

K comme baraKis (voir le lettre B pour comprendre pourquoi ce mot important pose un problème d’abécédaire). Toute la journée j’ai cru que les Barakis c’était les baraques des habitants du borinage. En fait non, les Barakis c’est les habitants du coin. Malheureusement, nous n’avons pas rencontré de barakis en chair et en os même si parfois, à Mons, on aurait pu se poser la question. Si vous voulez en savoir plus : http://barakys.unblog.fr/

L comme le roi des belges Léopold II. On est passé devant sa statue et on s’est rappelé qu’il avait fait tuer plus de monde que Hitler.

M comme Mons. Ben nous l’aura bien fait découvrir et en particulier le parc du beffroi que seuls les initiée et initiées peuvent parcourir.

N comme Neige. C’est beau un sommet de terril sous la neige et c’est un spectacle qui nous aura été offert par mère nature.

O comme Olivier. Ce solide grand guide a tenu jusqu’au bout malgré un genou en carafe et une épaule brisée lors du précédent trail du Cailloux. Cet exploit méritait bien d’être immortalisé dans ce compte rendu.

P comme Passenger, le nom de l’installation d’Arne Quinze pour Mons 2015 capitale culturelle. Belle œuvre qui s’est effondrée et aura été reconstruite. On est passé dessous avec la confrérie.

Q comme Quinze, le nombre d’amazones (les filles de la confrérie) et de chevaliers (les gars) qui auront profité ensemble de cette belle journée.

R comme Ravel – Beau blaireau de Ravel. Pour vous aider à décoder ce spirituel jeu de mot signé Simon, sachez juste qu’un Ravel c’est une voie ferrée transformée en piste cyclable et piétonnière en Belgique. C’est aussi une facilité qu’un traceur digne de ce nom évite d’emprunter et Ben a bien réussi de ce point de vue là.

S comme années Septante du nom d’un magasin absolument extraordinaire qui s’est fait une spécialité des vêtements des années septante. Le magasin était fermé mais la confrérie se demande encore si la fermeture n’aurait pas eu lieu il y a déjà 20 ou 30 ans (remarque : les prix n’étaient quand même pas en francs Belges).

T comme Terril. Ben nous en a mis 11 sur son parcours, il a été aidé par plus de 100 ans d’exploitation minières et aussi d’exploitation des mineurs.

U comme Urbex – La signature de Ben quand il signe une trace ? La gare privée du roi Léopold II de la confrérie en Toplesse aura ici été remplacée par plein de passage par des carreaux de mine abandonnés et encore bien dans leur jus. J’adore ce genre de lieux presque autant que je les déteste quand ils sont passés dans les mains de la muséification et de l’exploitation patrimoniale…

V comme Vincent Van Gogh. Ce gars est passé dans le coin et ça l’a bien marqué. Voici un extrait de ce qu’il écrivait à son frère Théo le 24 septembre 1880 : « le Borinage est tout aussi pittoresque que le vieux Venise, que l’Arabie, que la Bretagne, la Normandie, Picardie, ou Brie ». 150 ans après la confrérie a bien vu ce qu’il voulait dire.

W comme Wasme. Le dragon de Wasme retenait la pucelette dans son antre. Gilles de Chin a tué le dragon avec l’aide de Saint George et l’histoire finit bien. Ce dragon s’appelle aussi Doudou et c’est lui qu’on a chassé toute la journée.

X comme la revue cochonne que le capitaine Baraki a dégotté sur un carreau de mine. Il existe dans les annales de la confrérie une photo extraordinaire de ce moment.

Y comme Yachtman. Le yachtman est un snob qui porte une casquette de capitaine. Le notre n’est pas snob mais il a la casquette.

Z comme Zythologue. Je vous laisse trouver dans Google de qui il s’agit mais voici un indice : c’est en rapport avec le houblon. Je l’ai appris lors des libations finales et j’ai aussi appris avec ravissement que c’était un titre qui pouvait, d’une certaine façon, m’être attribué (comme dirait Leonardi c’est donc pas « créateur de phrases légères » que ça veut dire).

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