[Récit] West Highland Way

Beinn Dorain

On a choisi de faire la West Highland Way en mai car c’est statistiquement la saison la moins pluvieuse et aussi parce que les midges, d’affreux petits moustiques insatiables et qui attaquent en escadrille ne sont censés apparaître qu’à partir de la fin mai.

Voici donc le récit de cette belle aventure, pleine de beaux paysages et de rencontres mémorables.

De Glasgow à Milngavie.

Super accueil à Glasgow. Le douanier nous demande ce qu’on va faire et est très sympa. La vendeuse de billets de bus nous explique comment bien prononcer Milngavie et dit que ma manière est posh.

L’aéroport est plein de randonneurs. C’est marrant mais ça ne rassure pas. On n’a rien réservé comme hébergement et on sera sûrement moins seuls que sur la Rota Vicentina.

HLM entre Glasgow et Milngavie

Belle balade le long d’un canal entre Glasgow et Milngavie. Quelques narrow boats égayent le paysage. Beaucoup de HLM récents le long du parcours. Une famille bivouaque autour d’un petit feu de camp. C’est bucolique et il fait beau.

L’arrivée vers Milngavie est quelconque le long d’une route très passante. A Milngavie plein de mauvaises surprises. L’hôtel Premier Inn est très cher. Le Best Foot Forward @ West View est complet et comme le guide dit que peut être que le camping a déménagé on se rabat sur le Premier Inn à £80 la nuit sans le petit déjeuner.

Le restaurant recommandé, le Lùnastal est fermé définitivement. Pas rassurant pour la fraîcheur du guide.

De Milngavie à Balmaha

Très joli départ. Très beau paysage de montagnes douces. On est dans les Lowlands.

Lowlands après Milngavie

Peu après Milngavie nous faisons un petit détour pour passer par un charmant château en ruine. C’est le château de Mugdock. Ce détour nous a beaucoup plu. Le chemin est charmant, en grande partie sur des rails de chemin de fer cloutés et le paysage est superbe.

Un couple de personnes très âgées prend le soleil dans un virage. La dame tricote. Ils nous prédisent 5 jours de beau temps et après on ne sais pas.

Assez longue section pas très intéressante sur une conduite d’eau et le long d’une route assez passante.

Peu avant Drymen, charmant camping pas cher £5 la nuit. Le gars arrose son gazon. Ça fait 8 semaines qu’il na pas plu. C’est exceptionnel en Écosse. Il est obligé de faire sa propre pluie.

Mountons et genets dans les Lowlands

À Drymen on boit une pinte à The Drymen Inn. Endroit sans grand intérêt mais charmant village plein de Bed and Breakfast.

Après Drymen nous ne rejoignons pas directement la West Highland Way et passons sur une route bordée de villas superbes avant d’atteindre un charmant petit chemin à travers une lande de genêts tous fleuris et dont je découvre le parfum qui rappelle celui de la vanille.

Conic Hill

Avant d’arriver à Balmaha nous nous régalons avec la longue ascension de Conic Hill. Je pense aux 2000m de la montée après Bourg Saint Maurice lors de la TDS mais c’est beaucoup beaucoup moins long et beaucoup beaucoup plus vite grimpé. Par moment on pense aussi au mont Honeck en Alsace à cause des formes douces de cette montagne.

Loch Lomond depuis Conic Hill

Au sommet la vue est superbe. Le Loch Lomond est à nos pieds. Malheureusement je suis incapable de mettre un nom sur tous les sommets que l’on peut voir de là haut. La descente que nous prenons est particulièrement raide au début avant de regagner la WHW. La descente finale est assez rapide.

Sans le savoir on vient de franchir une faille géologique. C’est celle qui sépare les Lowlands des Highlands en Écosse. Il paraît qu’elle est bien visible en particulier par l’alignement des îlots dans le Loch Lomond à ce moment là.

Loch Lomond à Balmaha

À Balmaha nous n’avons rien réservé mais nous avons beaucoup de chance car le Bay Cottage, le B&B recommandé par notre guide et qui nous a fait prendre nos maillots de bain a encore une chambre de libre grâce à une annulation de réservation qui aurait eu lieu 20 minutes avant notre arrivée. C’est cher, £45 par personne mais nous sommes bien reçu par un buffet de pâtisseries. On se croirait chez la sorcière d’Hansel et Grettel. J’exagère un peu mais nous ingurgitons quand même une grande quantité de scones, d’un genre de pain d’épices plein de raisins de Corinthe et d’un gâteau qui me fait penser à un gâteau au yaourt. Ensuite nous rejoignons une tribu de lesbiennes dans un jacuzzi chauffé. Elles nous parlent des Munros et du Mont Saint Michel. C’est bien agréable dans le soleil de la fin de l’après midi. Nous ne nous y éternisons pas car le jacuzzi ce n’est ma tasse de thé.

Le petit déjeuner au Bay Cottage est mémorable. Confiture d’orange maison et œufs brouillés au saumon fumé. Le paradis.

De Balmaha à Rowardennan

Sentier le long du Loch Lomond. Sous bois magique avec des fougères qui surgissent et se déroulent en crosses, des tapis de myrtilles et des chênes centenaires tout tortueux.

Parfois la West Highland Way passe sur le bitume. Ce n’est pas gênant car il n’y a pas trop de trafic à l’heure où nous y passons.

Le YHA à Rowardennan

L’auberge de jeunesse est un manoir charmant juste au bord du Loch Lomond. Ça fait penser à la série « Le prisonnier ».

L’étape est très courte car on a prévu de gravir le Ben Lomond par Ptarmigan ridge dans l’après midi.

Au YHA nous avons réservé mais mauvaise surprise, ce sont des dortoirs et en plus pas mixtes. Le lit est heureusement confortable. 2 prises électriques pour 8 randonneurs c’est compliqué de recharger les appareils.

Petit déjeuner écossais avec du haggis pour faire bonne mesure. Je suis moins emballé que la veille. La petite salade d’accompagnement me manque.

Nous partageons notre breakfast avec un couple de jeunes français de Reims. Ils campent aussi. On va les retrouver au camping Beinglas Farm à Inverarnan.

De Rowardennan à Inverarnan

C’est une courte étape d’environ 22 kilomètres. Nous en profitons pour prendre notre temps et choisissons la variante le long du Loch Lomond. Le chemin est assez technique, heureusement que personne ne nous attends car on progresse beaucoup moins vite que d’habitude.

Le paysage est sublime, c’est une forêt moussue. Parfois aussi luxuriante qu’une forêt tropicale.

Nous faisons une longue sieste sur une petite plage ensoleillée du Loch Lomond.

Paysage de moraine avec de très gros cailloux. Dans un chao rocheux grotte de Rob Roy, un fameux brigand du coin.

Tapis de jacinthes sauvages et d’ail des ours. De temps en temps forte odeur de crottes de chèvres sauvages (feral goats).

Doune Byre Bothy

Sublime bothy qui me fait penser au japon

Dans la courte montée de Dario Melaragni un couple est en galère la femme nous demande si on est bien sur la West Highland Way et si Inverarnan est encore loin. Il doit rester 2 ou 3 kilomètres et ils ont encore 8 miles à faire ensuite. On dirait qu’ils n’y arriveront pas.

Drovers Inn à Inverarnan. Le guide Trailblazer en parle beaucoup en disant qu’ils exagèrent sur le côté vieux pub dans son jus avec ses murs noircis par 3 siècles de fumée et de fumeurs. C’est vrai qu’ils exagèrent mais les serveuses en jupes écossaises sont charmantes. Il y en a une rousse avec des dreads qui colle parfaitement au thème. Elles me font penser à des hôtesses de l’air qui seraient sorties du moyen âge.

On retrouve les français de ce matin. Ils ont une belle tente ultra légère de chez Decathlon. Moins de 2 kilo. On dirait qu’elle pourrait entrer dans mon comparatif de tentes ultra légères.

La table du Beinglas Farm est relativement renommée. On y prend un haggis tout à fait délicieux avec les rémois Vincent et Delphine. Il y avait aussi Stéphanie avec nous. Une rennaise vivant à Berlin et qui travaille dans le cinéma. La soirée est vraiment très sympa.

Stéphanie est venue en Écosse avec une collègue polonaise. Le problème est que la copine passe son temps à faire du yoga et à prendre soin d’elle. Elles n’ont pas du tout le même rythme. Finalement la polonaise ne nous a pas rejoint et à fait du camping sauvage auprès du Loch Lomond.

Le petit déjeuner est quelconque et nous échangeons quelques nouvelles avec Vincent et Delphine. Il n’y a pas eu de condensation cette nuit dans la tente Decathlon et non plus dans la Hubba Hubba NX. Nous on a caillé dans nos duvets Millet LTK 800.  On espère se revoir dans 2 jours.

D’Inverarnan à Bridge of Orchy

Environ 30 kilomètres. Le temps est moins beau que les jours précédents. Le chemin s’étire entre un chemin de fer et une route assez passante. Sans doute l’étape la moins intéressante pour le moment.

Nous buvons un thé à Strathfillan Wigwams. Le coq chante.

On ne prend pas la déviation vers Crianlarich et on ne s’arrête même pas à Tyndrum.

Juste avant Tyndrum on traverse les lieux de la bataille de Dalrigh qui opposa le clan MacDougall à Robert le Bruce en 1306. Cette évocation des guerres claniques me rappelle mes rêves d’enfants sur les histoires écossaises.

Le Loch de l’épée perdue

Un peu plus loin le Loch de l’épée perdue (Loch of the lost sword) me fait penser à Conan le barbare et toutes ces histoires d’épées perdues depuis des millénaires. C’est là que Robert le Bruce et son armée se seraient débarrassé de leurs armes après leur défaite à Dalrigh et que la Claymore, son épée mythique serait submergée.

Beinn Dorain

On finit sur la sinistre route militaire qui passe sous le Beinn Dorain avant d’atteindre le pub de l’hôtel de Bridge of Orchy. Grand choix de bonne bières. Pork Belly accompagnée de petits boudins noirs en croûte au sommet, on est dans un restaurant gastronomique. Gâteau au chocolat sans autre intérêt que son joli nom : Engine Oil, d’une nom d’une très bonne bière brune, une (ou un ?) porter qu’ils ont en pression.

Pour camper on délaisse le coin de camping sauvage au bord de la rivière pour tenter notre chance dans la forêt toute proche. On a beaucoup de chance. On se dégotte un petit coin plat dans un champ de tourbe moussue. Il n’y a que le bruits des oiseaux de la forêt pour régaler nos oreilles. On dors super bien. L’endroit est très bien abrité du vent et risque fort d’être midgy en été.

Le matin on recroise Stéphanie qui nous donne des nouvelles de sa collègue polonaise. Elle va bien elle est à Crianlarich.

Le petit déjeuner à l’hôtel de Bridge of Orchy est délicieux mais très peu copieux et hors de prix.

Le matin et le ventre quasi creux on attaque les 2 Munros qui surplombent l’hôtel : Beinn an Dothaidh et Beinn Dorain.

De Bridge of Orchy à Blackmount

Toilette dans un torrent après Bridge of Orchy

On se baigne dans le soleil du soir dans une petite marmite de géant peut après Bridge of Orchy. L’air frais du soir nous réchauffe tant l’eau du ruisseau est fraîche. On est bien, on est vivant.

On a décidé de s’arrêter pour manger à l’hôtel d’Inveroran et d’aller ensuite camper dans les sinistres marais de Rannoch Moor. Non en fait on campera où ou pourra, l’idée est juste d’abréger autant que possible la longue étape du lendemain entre Bridge of Orchy et Kinlochleven.

À Inveroran je commande Haggis, Neeps & Tatties Whisky cream sauce, j’en suis très content mais ma dame a trouvé son saumon quelconque. Le bar des randonneurs de l’hôtel d’Inveroran est un lieu super chaleureux. On se sent là comme au bout du monde.

De Blackmount à Kinlochleven

J’avais envie d’aller dormir dans Rannoch Moor mais on se dégotte un super endroit près d’une ruine sur Blackmount. On y dors très bien un peu gêné par le vent.

Camping sauvage à  Blackmount

C’était un bon choix car il n’y a pas beaucoup de coins abrités du vent dans Rannoch Moor.

Rannoch Moor

La traversée des marais de Rannoch est superbe. Ambiance bout du monde garantie. On quitte le marais par une montée douce pour ensuite découvrir les montagnes de Glencoe.

Glencoe

Au White House hôtel on se régale avec un hamburger au gibier pour madame et une salade bacon boudin noir délicieusement assaisonnée au miel pour monsieur.

On est en forme pour attaquer l’escalier du diable. 295 mètres de marches pour atteindre le point haut de la West Highland Way à 548 mètres. En haut de Devil’s Staircase la vue est sublime.

On trouve la descente vers Kinlochleven bien longue et ennuyeuse.

On se réjouit du sauna qui nous attends au Ice Factor mais malheureusement ce sauna n’est plus en service. On se rabat sur une douche à £1 et c’est déjà super après 2 nuits en camping sauvage.

Au coop on rachète quelques encas car on n’a pas mangé grand chose ces derniers jours. On a l’impression d’avoir fondu. Notre balance nous le dira bientôt. Je suis content de tomber sur des gâteaux Soreen que j’avais tant apprécié lors du dernier 10 peaks. Il faudra que j’en mette au menu des confrères pour la sortie confrérie Brockman’s Bushes qui approche.

A Kinlochleven on retrouve tous les randonneurs habituels au Bothy Bar de l’hôtel MacDonald. Je suis ravi car le barman du Bothy Bar est le premier à repérer mon t-shirt de finisher du Spine Challenger.

Ambiance super sympa. On a l’impression que c’est vraiment « the place to be » comme dira ensuite Vincent. Ça discute et ça picole bien. Le haggis est le meilleur de ceux que j’ai mangé jusque là. Les purées ne sont pas en dessous mais à côté et les portions sont généreuses.

On retrouve Stéphanie qui nous dit que sa collègue doit aller voir un médecin pour savoir si elle peut continuer. Elle en est à Glencoe et à fait la dernière étape pieds nus.

On revoit aussi Vincent et Delphine qui ont passé une horrible nuit au camping de Glencoe, enfumés par leurs voisins qui avaient eu la bonne idée de faire un feu de camp. Ils nous disent aussi le plus grand bien du petit déjeuner à Kingshouse. Ils sont enchantés par leur West Highland Way en camping.

Nous on laisse la power bank en charge au Bothy Bar et on va camper dans la forêt. J’ai du mal à dormir car mon matelas Highlander est crevé. La nuit on est réveillé par un chouette qui hulule. Heureusement, elle ne traîne pas trop longtemps dans notre coin.

Le matin je découvre que l’endroit est infesté de midges. C’est pas normal, elles ne sont pas censées se manifester avant fin mai. Je suis en short, c’est vraiment une plaie ces bestioles. Heureusement notre campement sauvage est vite levé et nous redescendons au Bothy Bar pour récupérer la power bank et dire au revoir aux français.

En attendant que l’on nous serve, j’ai le plaisir de reconnaître Mad World des Tears for Fears à la radio. Ça me rappelle la voiture de Ben lors notre expédition 10 Peaks 2016. Ça parle de gens qui tournent en rond et bientôt nous aussi nous aurons décrit un rond de plus lorsque nous serons revenus à Glasgow.

De Kinlochleven à Fort William

Ça commence par une montée sèche juste après l’hôtel MacDonald et assez vite on arrive dans une grande vallée reculée et sauvage. Très beau paysage encore une fois.

Entre Kinlochleven et Fort William

On discute avec pas mal de gens dans cette montée. Le gars qui traîne la patte depuis au moins Rowardennan est un allemand du nord, il s’appelle Sven. Stéphanie fait son chemin avec un comptable neo-zélandais. Une Costaricaine vivant aux Pays Bas nous demande de la prendre en photo.

Bientôt, on découvre le Ben Nevis qui a la tête dans les nuages.

Le chemin longe Dun Deardrail, un hill fort vitrifié de l’âge du fer. J’adore ce genre d’endroit. Je me demande si c’est sérieux cette histoire de vitrification à l’âge du fer.

Pour prendre des photos de ce fort je cafouille avec ma power bank et je perd mon petit câble USB, récupéré avec la frontale Black Diamond Iota qui est vraiment bien car très très court. Pour le récupérer on décide de se faire un thé avec le réchaud et bim, voilà Sven, notre compagnon allemand qui arrive avec le fameux câble usb. Elle n’est pas belle la vie ?

On discute avec un vieil anglais qui a été très déçu par la West Highland Way. Il nous dit que dans le genre le Rob Roy Way est beaucoup mieux. Je suis ravi de repartir avec un nouveau rêve.

Pour l’arrivée à Fort William on choisit la variante Cow Hill et c’est un bon choix très bucolique. On cafouille un petit peu pour trouver l’arrivée officielle de la WHW et comme par hasard Vincent et Delphine sont là pour nous indiquer la bonne direction.

Après la photo officielle de l’arrivée on profite que les magasins de Fort William sont encore ouverts pour y trouver des écussons souvenir à coudre sur nos sacs à dos. On retrouve enfin Delphine et Vincent qui ont plus l’habitude du champagne pour les grandes occasions pour une dernière bière pour fêter notre West Highland Way. Moment plaisant de détente. On invite Sven à notre table mais il trouve que c’est trop tôt pour une bière et la conversation nous conduit même à l’idée que le mieux pour se défendre de la peur des cambriolages est de ne pas s’attacher aux choses matérielles.

Un commentaire


  1. Mes chers Lillois,

    (Je sais qu’aucun de vous n’est de Lille, mais comme c’est le petit nom que nous vous avons donné toute cette WHW, il n’y a pas de raison que cela change aujourd’hui !)

    Quel plaisir de se replonger dans cette formidable expérience grâce à vous; et quel bonheur de revivre cette rencontre avec vous, rencontre qui aura marqué toute notre première randonnée que fut la WHW.

    Nous ne boudons pas le plaisir d’y avoir été cité et bien-sûr avons agréablement goûté le petit clin d’œil sur le vol, le matériel et l’immatériel directement issu d’une discussion alimentée par un bon litre de bière 😉

    Notre souvenir de cette randonnée est intact et restera un des plus beaux que nous ayons vécu à ce jour. Nous attendions de jolis paysages. Un challenge sportif aussi. Des petites montagnes. Du haggis. Des moutons. De la bière. Nous avons tout eu.
    Sven et Stéphanie, présents dans votre récit, nous ont également laissé un souvenir qui contribue à la réussite de cette randonnée.
    Nous ne nous attendions pas à ce que ce périple soit à ce point enrichi de belles rencontres. Et la votre en premier lieux. Vous nous avez laissé un excellent souvenir, nous vous souhaitons le meilleur pour la suite.

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